Avec une extension vitrée, vous gagnez un nouvel espace habitable baigné de lumière, à utiliser comme un salon, une salle à manger ou même un atelier. Pour y vivre toute l’année, il est impératif de bien soigner son isolation thermique. Si vous négligez cette étape, vous vous retrouverez avec un espace inconfortable en été comme en hiver. Voici alors comment obtenir une véranda quatre saisons bien isolée.
Isoler sa véranda : les 3 zones qui font toute la différence
Lors de la réalisation de votre projet d’extension de maison avec véranda, il existe 3 endroits où un vérandaliste fiable va intervenir.
La toiture, là où tout se joue
C’est la partie la plus importante à isoler. Sachez que si le toit de la nouvelle pièce est entièrement en verre, il laisse échapper la chaleur par le haut, malgré la mise en place d’un bon vitrage. S’il est opaque, par exemple composé de panneaux sandwich, il isole bien. Combinez à cette solution satisfaisante l’intégration d’ouvertures vitrées pour garder la lumière.
Pour une construction existante, vous pouvez améliorer la couverture en y ajoutant un plafond isolé en dessous, ou en remplaçant les plaques en polycarbonate peu isolantes par des panneaux sandwich plus épais.
En ce qui concerne les isolants, optez pour ceux d’origine naturelle, comme la fibre de bois ou l’ouate de cellulose, obtenue à partir de papier recyclé. Pourquoi ? Parce qu’ils sont écologiques : ils proviennent de ressources renouvelables et d’un processus de fabrication consommant peu d’énergie. En plus, ils retardent la pénétration du rayonnement solaire en saison estivale, ce qui apporte de la fraîcheur dans la pièce en journée.
Des vitrages qui gardent la chaleur… du bon côté
Une véranda se démarque de toute autre structure par ses larges baies vitrées. Outre son bel esthétisme, elle peut être réellement confortable si vous faites le bon choix de vitrage. Le minimum recommandé est le double vitrage à isolation renforcée : deux vitres séparées par un gaz isolant, souvent de l’argon, avec un revêtement invisible qui renvoie la chaleur vers l’intérieur. Si vous habitez dans une région très froide, par exemple la Lorraine ou l’Alsace, vous pouvez miser sur le triple vitrage, avec trois vitres.
Attention, un vitrage performant perd tout son intérêt s’il est posé dans un cadre qui isole mal. Là aussi, prenez la bonne décision. Trois matériaux sont à privilégier :
- L’aluminium, s’il est équipé d’une rupture de pont thermique. Pour rappel, le pont thermique indique un point faible par lequel la chaleur s’échappe plus facilement, comme un profilé métallique en contact à la fois avec l’intérieur et l’extérieur.
Donc, pour trancher face à quelques devis, le mieux est de vous fier au coefficient Uw indiqué par les fabricants : plus sa valeur est faible, plus la fenêtre est isolante. - Le PVC, parce qu’il est un bon isolant et abordable, si votre budget est assez serré.
- Le bois, car il est également très efficace en matière d’isolation. Toutefois, il doit être régulièrement lasuré ou peint pour résister à l’humidité et au soleil.
Le sol, l’isolation qu’on oublie trop souvent
C’est la zone la plus négligée. Or, si elle n’est pas bien isolée, elle provoque des pertes de chaleur par le bas. Rassurez-vous, des solutions existent aussi bien pour une construction neuve que pour une véranda existante.
Si votre chantier est en cours, posez des plaques isolantes avant de couler la dalle en béton, afin que l’isolant se trouve dessous. Vous pouvez également recouvrir la dalle d’une chape isolante, c’est-à-dire une couche de mortier intégrant un isolant.
Si votre installation est déjà bâtie, fixez des tasseaux de bois au niveau de la dalle, glissez un isolant entre eux, puis posez un plancher en bois par-dessus. Vous évitez ainsi d’entreprendre de gros travaux.
Si jamais le sol est exposé aux remontées d’humidité, optez pour le liège, car cet isolant supporte cette condition sans se dégrader.
Véranda trop chaude l’été ? 4 solutions contre l’effet de serre
Le comble, quand l’extension conserve bien la chaleur, c’est qu’en été, il y fait une chaleur de fournaise. 4 astuces permettent d’y apporter du confort :
- En premier lieu, le vitrage à contrôle solaire, car il laisse entrer la lumière tout en bloquant une grande partie de la chaleur du soleil. Il est surtout indispensable pour les orientations sud et ouest.
- En second lieu, les stores extérieurs ou brise-soleil, parce que contrairement aux stores intérieurs qui ne filtrent pas les rayons solaires, ils les arrêtent avant même qu’ils n’atteignent la vitre.
- Troisièmement, la ventilation haute, car elle favorise l’évacuation de l’air chaud qui monte.
- Quatrièmement, la végétalisation. Un arbre caduc devant la véranda, parce qu’il perd ses feuilles en hiver, laisse le soleil pénétrer, et offre de l’ombre en période estivale. Si vous ne pouvez pas cultiver de grands végétaux dans votre extérieur, tournez-vous vers les plantes grimpantes, comme la glycine ou la vigne vierge, car elles proposent les mêmes avantages.
C’est aussi une bonne idée de faire concevoir une véranda bioclimatique, car elle utilise l’exposition et le cadre naturel pour capter le soleil en hiver et s’en préserver en été.
Chauffer sa véranda l’hiver sans exploser sa facture
Oui, il est possible de maintenir la véranda à bonne température en hiver sans trop dépenser. Le moyen le plus économique est le raccordement au chauffage de votre propriété. Vous n’avez qu’à ajouter un ou deux radiateurs reliés aux tuyaux existants, et le tour est joué.
Pour une nouvelle construction, le chauffage par le sol est une excellente option.
Les radiateurs électriques d’appoint, bien qu’utiles de temps en temps pour dépanner, sont à proscrire sur le long terme puisqu’ils sont très énergivores.
Enfin, si la structure est bien isolée, elle ne nécessite qu’un chauffage minimal.
Isolation de véranda : peut-on obtenir des aides ?
Dès que les travaux que vous entamez réduisent la consommation énergétique de votre logement, vous pouvez bénéficier d’aides publiques comme MaPrimeRénov’, versée par l’État, et les certificats d’économies d’énergie (CEE), des primes financées par les fournisseurs d’énergie. Elles s’adressent principalement à la résidence principale, mais votre véranda peut y être éligible, à condition d’être chauffée et intégrée à la maison comme une pièce à part entière. Encore faut-il que vous confiez votre projet à un fabricant certifié RGE, un label qui atteste de ses compétences en rénovation énergétique.
Attention, les conditions évoluent régulièrement : le plus sûr, c’est de vérifier votre éligibilité auprès de France Rénov’, le service public qui informe et conseille gratuitement les particuliers dans leur chantier.

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