Comme un grand nombre de particuliers et de professionnels prévoyant des travaux pour bien isoler leur bâtiment, vous êtes en quête de matériaux biosourcés. La laine de chanvre vous a séduit, mais vous vous demandez si c’est vraiment un isolant écologique. La réponse est oui sur de nombreux plans. Cela dit, il existe quelques points que vous devez examiner avant d’en acheter.
Oui, la laine de chanvre est un isolant réellement écologique
Dans le secteur de la construction durable, la laine de chanvre est très prisée et ce n’est pas un hasard. C’est parce qu’elle coche de vrais critères environnementaux, de la culture dans les champs jusqu’à la valorisation du matériau en fin de vie.
Une plante propre et un bon puits de carbone
Soucieux de réduire votre empreinte carbone, vous voulez utiliser un isolant biosourcé. Vous avez raison, c’est un geste parmi tant d’autres, comme ceux sur Buzzecolo.com/, pour limiter la pression exercée sur l’environnement et la nature. Comme isolant de votre maison, vous pouvez vous tourner vers la laine de chanvre, car elle est issue d’une culture vertueuse. Elle ne requiert ni pesticides ni herbicides, car c’est une plante naturellement très résistante. Elle n’exige pas non plus une irrigation intensive, l’eau de pluie lui suffit parfois. Sa croissance est rapide, elle atteint la maturité en environ 4 mois seulement. Mieux encore, elle capte le CO2 atmosphérique et le stocke dans ses fibres, ce qui fait d’elle un véritable puits de carbone.
Un isolant sain et recyclable
La laine de chanvre ne comporte pas de composés organiques volatils. Elle n’est de ce fait pas irritante. On peut la manipuler sur le chantier sans risquer de démangeaisons, comme c’est le cas avec les laines minérales. Une fois installée dans un logement, elle ne provoque pas non plus d’allergie, et est donc adaptée aux résidences des personnes sensibles. Ses fibres n’étant pas allergènes, c’est un vrai plus pour l’air intérieur.
Ensuite, en fin de vie, elle ne finit pas forcément dans les décharges. Elle peut être réintroduite dans la conception de nouveaux isolants, ou compostée si elle est composée de peu de liants synthétiques.
Des performances qui réduisent la consommation d’énergie
La conductivité thermique de ce matériau est comprise entre 0,038 et 0,042 W/m.K. Comparé à d’autres isolants conventionnels, il offre donc une bonne performance thermique. Par rapport à l’ouate de cellulose, qui est généralement considérée comme la plus isolante, il a un impact écologique minimal et est facile à mettre en place.
Il ne faut pas non plus oublier son plus grand atout : son fort déphasage thermique. La laine de chanvre bloque en effet l’entrée d’une partie de la chaleur estivale dans une maison, ce qui préserve la fraîcheur intérieure et limite le recours à la climatisation.
Les limites qui nuancent son bilan écologique
Le terme « vraiment » écologique varie selon le produit acheté. Plusieurs facteurs viennent nuancer ce bilan et méritent que vous vous y attardiez.
Des liants synthétiques dans les panneaux
La laine de chanvre n’est presque jamais 100 % végétale. Pour assurer la cohésion de ses fibres et former les panneaux ou les rouleaux, des liants synthétiques sont souvent utilisés, à hauteur de 10 à 25 % du produit selon les gammes. C’est un élément que vous ne devez pas oublier d’évaluer d’une marque à une autre, lorsque vous effectuez votre achat.
Énergie de transformation et transport
La fabrication de la laine de chanvre est un processus qui se divise en plusieurs étapes : récolte de la tige de la plante, séchage naturel, broyage, défibrage, ajout de liant, mise en forme, etc. Cette transformation nécessite de l’énergie grise qui, en plus de l’acheminement des matières premières et des produits finis, alourdit le bilan carbone global. Un isolant fait avec des fibres importées, transporté sur des kilomètres, voit en outre une partie de son bénéfice environnemental initial s’éroder en chemin.
Comment choisir une laine de chanvre vraiment écologique ?
Vous l’aurez compris, pour obtenir de la laine de chanvre avec le moins d’impact environnemental possible, une vérification de quelques critères s’impose avant de procéder à l’achat :
- D’abord, est-ce que le produit provient d’une fabrication française ? Si oui, les émissions liées au transport sont réduites, puisque le chanvre est cultivé en abondance en France, qui en est d’ailleurs le premier producteur européen. Privilégier la production locale raccourcit donc le trajet.
- Ensuite, pouvez-vous vérifier la présence d’une certification ACERMI ou d’un Avis Technique du CSTB ? C’est ce qui garantit que les performances thermiques et la durabilité affichées ont été testées et confirmées par un organisme indépendant.
- Puis, quels sont le format et le taux de biosourcé ? En vrac, à souffler ou à répandre, la laine de chanvre comporte généralement moins de liant synthétique que les panneaux. Si ces options ne conviennent pas à votre chantier, misez sur les panneaux riches en fibres de chanvre et affichant la teneur la plus faible possible de liant.

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